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Info générale

Toilettes Sèches

Qu’est ce qu’une toilette sèche ?







Une toilette sèche est une toilette qui n’utilise pas d’eau. Elle est également appelée toilette sèche carbonée ou à litière biomaîtrisée. A la place de l’eau, on recouvre les déjections d’une litière sèche carbonée. Par ce processus, la litière absorbent les odeurs. C’est propre et sans odeur. Une toilette sèche, bien entretenue doit sentir l'odeur de la matière carbonée. Il ne faut pas avoir peur d'en mettre suffisamment ! Aller au petit coin devient un vrai plaisir.














Pourquoi utiliser des toilettes sèches ?

Cinq grands avantages :


1. On réduit les coûts et on économise l’eau.

A l’heure actuelle (mars 2012), le mètre cube d’eau coûte aux particuliers environ 2,4€/m³. L’accroissement de la consommation d’eau et de sont prix est constant. En effet, le prix de l’eau a augmenté de 50% en 5 ans (de 2008 à 2012), passant de 1.15€ à 2.43€. Cette variation évolue selon le nombre de litres d’eau utilisés et la localité du domicile.
L’augmentation ne risque pas de s’arrêter puisqu’en 2012, AQUABRU (Bruxelles) à investi des dizaines de milliers d’euros pour la rénovation des circuits de transport.
De plus, depuis 1996, la Région a également instauré le principe du « pollueur payeur ». En d’autres mots, plus on déverse d’eaux usées… plus élevée sera la facture.


Le saviez-vous ? La consommation d’eau domestique en région Bruxelloise s’élève, en moyenne, à 100 litres par jour et par personne ! A l’échelle de la Région, cela représente des millions de m3 d’eaux usées à traiter. Outre le prix du traitement et de l’acheminement de l’eau consommée, le consommateur contribue aussi au coût de la gestion des eaux usées.
Le gros problème à Bruxelles est le « tout à l’égout » : nous mélangeons les eaux polluées (eaux noires) avec les eaux de pluie (eau grise).


2. On réduit la pollution de l’eau.

La prévention de la pollution de l’eau est l’un des arguments les plus importants en faveur du développement des Toilettes bio maîtrisées (TLB). Le système de toilettes sèches occasionne très peu de déchets, de matière non utilisable. Le meilleur déchet est un déchet qui n’existe pas !

L’usage de l’eau dans les toilettes sert à évacuer les déchets. Cette évacuation représente entre 6 et 20 litres d’eau à chaque usage. Le système utilisant le moins d’eau est celui des « turbo toilettes ». Il utilise très peu d’eau, propulsée à très forte pression pour évacuer les déchets. Dans certains pays, ce système récupère les eaux usées des douches et bains, des éviers … Ce système peut évidemment utiliser de l’eau de pluie.


3. Les déchets organiques humains :

o L’urine : un être humains évacue entre 1l et 1,5l/jour. Cela représente, en moyenne, 450l/an soit plus de 2560 milliards de litre/an au niveau mondial.

Les urines sont essentiellement composées d’eau (95%), de composées organiques (2-3%), minéraux (1.5%). Ce liquide est un fertilisant sur, concentré et stérile. Très peu de pathogènes s'y trouvent !
Les urines sont essentiellement composées d’azote (90%)(N), de composés organiques, de carbone (C), et de potassium.


(eautarcie.org)

o Les excréments : un être humain défèque, en moyenne, 150 à 300 grammes par jour. Ces excréments sont constitués de Carbone (C), de composés organiques et d’azote (N)
90% du phosphore rejetés proviennent des excrétas (urines + fèces)





… et développer du bon compost

Le mélange « matières carbonés - déchets humains » est un excellent mélange pour arriver à un bon compost. Plusieurs litières carbonées sont utilisée pour une litière de toilettes sèches telles que la sciure de bois, copeaux, paille ou foin séché et broyé. A noter également, que les sols se meurent de plus en plus par le manque d'acteurs dans le sol. Certains pays ont déjà perdu 75% des vers dans leurs sols. Le compostage est une manière d'y remédier et de redonner un vie active et fertilisante à vos sols.


Produire son propre compost permet de diminuer de plus de 75% la masse des déchets. De plus, il y a production de fertilisant 100% naturel. On économise les sacs qu’on ne remplit plus et on redonne à la terre, ce qu’elle nous a donné. Les déchets ne vont plus émettre de CO² lors de leur incinération mais bien fertiliser le sol.


Lors du compostage, il existe 2 matières possibles :

Les matières vertes : Tontes de pelouses, les pelures, restes de fruits et légumes non cuisinés.

Les matières brunes : Pailles, broyat de haie, feuilles mortes, branchages, ainsi que les marcs de café et le thé.
Les matières vertes sont généralement plus humides tandis que les matières brunes, seront plus structurantes.
Il faut tendre vers un mélange équilibré (50-50) de ces matières !


Pour qu’un compost se fasse bien, il faut donc qu’il respecte 3 critères :

1. une bonne aération
2. un juste équilibre entre matières vertes et matières brunes.
3. une humidité correcte (50 à 60%)


Le rapport C/N (carbone/azote) doit être aux alentours de 30. Il est préférable d’avoir un peu trop de carbone et une bonne structure qu’une fermentation dans un compost humide et azoté, ce qui entraînera de mauvaises odeurs et un ralentissement de processus.


On peut calculer le rapport de son compost ainsi :

Rm = (n1*R1 + n2*R2)/(n1+n2)
Exemple : 2 brouettes de fumier frais (C/N=20) avec 1 brouette de branches broyées (C/N = 70)
 Rm = (2 * 20 + 1 * 70)/3 = 110/3=36.66



4. On produit de l’humus capable de restaurer la qualité des sols dégradés de la Région.

L’usage des toilettes sèches participe à la formation de compost. Cet humus peut fertiliser les sols qui en ont besoin. A Bruxelles, de nombreux terrains Bruxellois sont vidés de leurs ressources du fait des écosystèmes existants, par la pollution urbaine… Fertiliser à nouveau les sols Bruxellois est une action citoyenne.

« Le public prend conscience de sa place au sein de l’écosystème. Il s’agit d’une technologie douce et accessible à tout un chacun ».
Joseph Orszagh

Le compostage encourage également la réduction des problèmes d’eutrophisation : l’évacuation des fèces et urines via les toilettes traditionnelles entraînent la libération de quantités importantes d'azote et de phosphore dans l'eau. L’écosystème aquatique est dégradé.



Le saviez vous : Le système actuelle d’épuration des eaux demande énormément d’énergie, de surface. De plus, à Bruxelles, une grande part n’est tout simplement pas traitée, en temps sec. Le constat est encore plus triste par temps de pluie. L’utilisation des toilettes est intéressante , l’eau dont on s’abstient dans les toilettes sèches ne vient pas grossir les eaux qui polluent les nappes phréatiques et les cours d’eau.


Pour en savoir plus, vous pouvez commander le livret « L’eau malade de l’épuration » (cahier n°10) (3€) des amis de la terre. (www.amisdelaterre.be)


5. Réalisation simple et utilisation peu couteuse.

Un grand nombre de plans sont disponible sur internet. De plus, le compostage et la fabrication d’une toilette sèche n’est pas bien compliqué. Nous vous invitons à visiter le site de Joseph Orszagh (www.eautarcie.com)

Les Toilettes sèches sont également une manière simple et efficace de protéger l’environnement. Cette technique peut être mise en place facilement, Il n’y a pas besoin de canalisation d'eau ni d'égout. Elle est également efficace pour les personnes à mobilité réduite.



S’informer et se former permet de réduire certains inconvénients :


- Dépasser les a priori
- Acquérir des matières carbonées.
- Selon le système utilisé, disposer d’un endroit de compostage adéquat.


Un question - réponse concis à été écrit ici.

Si vous n'avez pas trouver de réponse à vos questions sur la page des FAQ de toilettes sèches, merci de nous envoyez vos questions ici