Obtenez jusqu'à 3000 € pour créer un compost de quartier ! Prolongation jusqu'au 1er décembre !
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29/04/2015 15:11
Formation compost pour professionnels


Cette formation de longue durée s'adresse à des professionnels de l'environnement, sensibles aux enjeux écologiques, souhaitant acquérir de solides connaissances sur les solutions de compostage. Une fois la théorie acquise, les participants expérimenteront différentes pratiques aux travers de mises en situation et de visites guidées.

Objectifs : La formation offre les outils nécessaires à une bonne maîtrise des différentes techniques de compostage. Elle permet aussi de comprendre les enjeux du bio-déchet et les réponses qu'apporte le compost. A l'issue de la formation, les participants deviendront des personnes relais capables de démarrer de nouveaux sites de compostage, de les entretenir et de partager les bonnes pratiques avec d'autres usagers ou de soutenir le lancement de tels projets dans leur commune ou dans leur entreprise.

Sujets abordés :
  • Contexte environnemental, social et politique des déchets organiques en contexte urbain

  • Fonctionnement biologique du sol

  • Le compostage extérieur individuel

  • Le compostage collectif

  • Le compostage intérieur ou vermicompostage

  • L’utilisation du compost, notion de jardinage écologique


Pour qui ? Cette formation est destinée aux professionnels : animateur, éducateur, professeur, éco-conseiller, responsable Agenda 21, gestionnaire des espaces verts, coordinateur environnemental, maraîcher,…

Renseignements pratiques :

Durée : 5 jours
Dates : 8/5, 18/5, 1/6, 8/6, 22/6
Aucune prérequis nécessaire
Nombre de participants : 12 minimum/18 maximum
Lieu : Maison de la Paix (Ixelles) ou en déplacement
Tarifs : 390 € TTC par participant*
Type : pratique / théorique

Renseignements complémentaires :
info@wormsasbl.org


*Le prix ne doit pas être un frein, merci de nous contacter si vous êtes intéressés par la formation.



13/04/2015 15:03
Bokashi, méthansation... kesako ??

Retour sur la formation continue : Réflexion sur les micro-organismes !

« Bokashi », cela vous dit quelque chose ? Oui, cela vient du Japon et la traduction précise serait « fermentation réussie » ou « matière organique bien fermentée ».
Voulez-vous en savoir plus ? Oui, cela pourrait servir aux acharnés du compostage des déchets végétaux que nous sommes…

Mais il s’agit d’un tout autre processus que le compostage en milieu aérobie. Qu’est-ce à dire ?

Le « bokashi » est une fermentation de déchets végétaux réalisée en milieu anaérobie par l’apport de micro-organismes « efficaces » (EM = Effective Microorganism, en anglais).

Le professeur Feruo HIGA qui détient le brevet d’une culture d’environ 80 micro-organismes (bactéries et spores) souhaite qu’elle soit utilisée partout dans le monde afin d’améliorer l’environnement. Il vend des micro-organismes sélectionnés et ceux-ci sont multipliés et conditionnés aux Pays-Bas. En Belgique, ils sont distribués par AGRITON (1).

Le samedi 14 mars 2015, 18 maîtres composteurs se sont retrouvés au siège de WORMS pour entendre une information sur la technique du « bokashi ». Marleen et Emiel, délégués techniques du distributeur AGRITON nous ont expliqué les mécanismes mis en œuvre dans le processus de « fermentation ».

Que donne cette fermentation comme résultat final ?
Après 6 semaines de fermentation, le produit fini aura une allure semblable à celle du départ (vous retrouvez les formes des déchets organiques telles que déposées dans le seau, il n’y a pas de forte réduction de masse) mais dont les chaînes de molécules ont été réduites (comme un bloc de sucre découpé en petits morceaux) et qui contient dès lors une quantité importante de micro-organismes non pathogènes en tous genres : enzymes, antioxydants, vitamines, acides aminés, acides organiques, levures, bactéries, bactéries photosynthétiques,...
Les « bonnes » bactéries se multiplient et dominent le milieu, empêchant les « mauvaises » bactéries de s’exprimer (c’est le principe de dominance). Il n’y a donc pas de destruction des éventuels pathogènes mais ils sont contrôlés par la domination des autres (on collabore plutôt que de combattre). Le milieu acide permet néanmoins de détruire une partie des « mauvaises » bactéries. La matière est ainsi stabilisée et il n’y a plus de putréfaction possible donc pas de problème d’odeur (c’est le principe de fermentation lactique que nous utilisons aussi pour produire du yaourt, du vin ou de la choucroute…).

Et que faire de ce produit qui a subi la fermentation ?
Afin d’améliorer la composition du sol, il doit être enfoui dans le jardin… et sera digéré en quelques mois (environ 3 mois) par la microfaune du sol, répandant ainsi toutes les « bonnes » bactéries dans l’ensemble du jardin. C’est donc un moyen naturel de prévenir les maladies des plantes du potager et de renforcer leur croissance.

Tout comme le fût à composter, il existe un fût à fermentation (270 L) et pour les volumes plus réduits, un seau à fermentation de type vermicompostière avec un bac unique et recueil de liquide dans la partie basse (avec robinet). La valeur agronomique de ce liquide est similaire au percolat du vermicompost : un engrais très puissant à diluer dans l’eau à raison de 1/100.



Quelles sont les différences fondamentales entre le compostage et la fermentation ?
La documentation que l’on retrouve chez Agriton défend les mérites du « bokashi » (fermentation anaérobie) en y opposant le compostage, c’est quelque peu bizarre de montrer l’intérêt d’une technique qui ne lutte pas contre la nature en y opposant une autre technique simple qui reproduit le fonctionnement de la forêt (compostage aérobie). Analysons les différences entre ces deux techniques.

- Le compostage permet aux matières ligneuses de se décomposer tandis que la matière ligneuse n’est pas dégradée dans le processus de fermentation bokashi.
- Par contre, les restes d’aliments cuits, la viande, le poisson… peuvent facilement être valorisé par fermentation. Ces types de déchets sont limités voire évités dans le traitement par compostage domestique.
- Le compostage conduit à une forte réduction de la masse (jusqu’à 2/3 du volume) des déchets verts mais pas le processus de fermentation bokashi (réduction limitée à environ 1/3 du volume).
- Dans le compostage, avec l’élévation de température (±70°C), nous perdons de l’énergie et du CO2. Il n’y a pas d’élévation de température dans la fermentation bokashi (±10°C). La basse température du processus de fermentation ne permet pas la pasteurisation (stérilisation) de la matière.
- La fermentation a besoin d’être activée en ajoutant les microorganismes (que l’on trouve dans le commerce sous une marque déposée et brevetée). Le compostage s’active naturellement par l’activité biologique et la décomposition naturelle de la matière.

Il paraît que le processus de fermentation crée dans les déchets végétaux davantage de richesses diversifiées sous formes d’enzymes, antioxydants, vitamines, acides aminés, acides organiques, levures, bactéries, bactéries photosynthétiques,...
Aussi pouvons-nous considérer qu’utiliser la technique de fermentation « bokashi » est un complément très utile au compostage, surtout pour les jardiniers.
La vie est diversifiée. Profitons-en : utilisons « bokashi » et compostage !


En deuxième partie de matinée, l’ingénieur civil Yves BERTRAND a présenté son système de méthanisation QAYS. La méthanisation est la transformation de déchets organiques en gaz (le carbone se transforme en méthane) et amendement organique, dans un milieu anaérobie.
La méthanisation QAYS diffère du système classique car il n’y a pas besoin d’introduire d’eau dans le mélangeur. Par ailleurs, le travail s’effectue sans piston ni agitateur. Le résidu est séché sur place et son transport est plus facile (moins lourd, plus compact). Pour fonctionner, il faut une cuve de 100 m³ minimum. C’est un système idéal pour obtenir du gaz à partir d’une production contrôlée de déchets locaux.

Le système classique de méthanisation industriel (utilisé aujourd’hui) exige de grands tonnages de matière première (déchets verts et de cuisine) pour alimenter d’immenses cuves mais également beaucoup d’eau. Toutes les matières organiques spongieuses peuvent y être traitées sauf la lignine ! Mais, il faut aussi prévoir un complément de matières premières telles que le maïs car les déchets locaux ne suffisent pas. Dès lors, ce système à grande échelle engendre une circulation routière importante et tous ces éléments cumulés le rendent moins intéressant au niveau environnemental. Des exemples de production de maïs (souvent OGM) destiné à la méthanisation directe démontrent les dérives de ce système qui accapare les terres agricoles dans le but de produire de l’énergie (en Allemagne, beaucoup d’agriculteurs deviennent des producteurs d’électricité !).


De plus, si la collecte des déchets à méthaniser provient de sources non contrôlées, ces déchets organiques sont considérés comme du « tout venant » et peuvent dès lors éventuellement contenir des matières toxiques ou des métaux lourds. Dans ce cas, les résidus après méthanisation (il s'agit de gros volumes !) devront être soit enfouis, soit brûlés dans une cimenterie.

Une matinée studieuse pour les maîtres composteurs qui sont repartis avec de nouvelles connaissances et peut-être de nouveaux rêves en tête…

Article écrit par Martine Romain (MC à Forest) et révisé par Bertrand Vanbelle (MC à Etterbeek et coordinateur du réseau).


(1) www.agriton.com; info@agriton.be; www.emna.eu; www.embro.eu
(2) www.qays.be



Complément d’infos sur les produits Agriton :

A savoir : les micro-organismes commercialisés sous forme solide (BOKASHI STARTER) ou liquide (MICROFERM) peuvent être utilisés à l’intérieur pour faire la fermentation des déchets végétaux et de cuisine dans un seau (familial) ou un fût de type containeur (HORECA, communautés) ou en tas sous bâche à l’extérieur afin de neutraliser les odeurs de lisier de bovins ou encore directement dans les prairies où paissent les chevaux.
Cela donne une idée : cela pourrait-il servir à neutraliser les odeurs des étrons canins dans les espaces réservés aux chiens, les canisites et les trottoirs ? Quel serait le coût ?
Une application domestique de microorganismes (WIPE & CLEAN) sert au nettoyage du sol et des surfaces en intérieur d’habitation.
Une autre application est spécifiquement réservée au nettoyage des algues proliférant dans les pièces d’eau.





04/03/2015 17:06
Appel à l'action !

La semaine du compost est un événement international, qui se tiendra du dimanche 3 au samedi 9 mai 2015, dédié à la sensibilisation aux bienfaits du compostage. C'est l'occasion parfaite de toucher les citoyens sur la thématique du sol et aussi l'opportunité de mettre en avant toutes les initiatives individuelles ou collectives en lien avec le compost.

L'asbl WORMS souhaite bien évidemment participer à cette semaine et se propose de publier sur ce site tous les événements bruxellois qui seront organisés durant cette semaine.

Si vous souhaitez vous aussi participer en proposant une porte ouverte d'un compost de quartier, organiser un stand de Maîtres-Composteurs, présenter votre vermicompostière à vos voisins, vous êtes les bienvenus. Afin de collecter toutes les initiatives et de pouvoir les communiquer à temps en vue d'avoir une bonne participation, nous vous invitons à remplir ce petit formulaire avant le 12 avril 2015 .







04/03/2015 13:53
Formation : La gestion d'une toilette sèche


La gestion d’une toilette sèche domestique et de son compost ?

L’installation de toilette sèche se généralise et la bonne gestion de son compost est primordiale pour permettre une bonne pratique de cette solution logique, facile, réellement durable et économique. La Toilette à Litière Bio-maîtrisée (TLB) n’offre que des bénéfices lorsque la gestion au quotidien est rendue simple et efficace !

Objectifs :
Cette formation vous présentera les bases de l’assainissement durable et particulièrement la gestion d’un toilette sèche domestique. Le fonctionnement, les différents modèles seront détaillés avec un accent particulier sur la TLB (toilette à vidange manuelle au compost !). Son utilisation quotidienne et le traitement des résidus au compost du jardin n’aura plus de secrets pour vous !


Sujets abordées :
Mon compost doit avoir quelle taille ? Y a-t-il un risque sanitaire ? Comment garantir l’hygiénisation des résidus ? Combien de temps dois-je composter les résidus d’une TLB ? Que faire de l’urine ? Comment construire une TLB facilement ? Quels type de copeaux dois-je utiliser ? J’ai entendu dire que… Vous pourrez poser toutes vos questions, sans tabou ! Essayer la toilette sèche est une liberté aussitôt adoptée.

La formation comprend une partie théorique et pratique. Elle est destinée à un public qui pratique déjà la TLB et/ou qui souhaite commencer sans tarder !


Renseignements pratiques :
Dates : 11 avril 2015
Horaire : 10.00-17.00
Aucun prérequis nécessaire
Lieu : Ferme didactique Cense Equi Voc : Route de Huy 152 C, 4280 Lens-Saint-Remy (Hannut)
Tarifs : 10 euros
Type : pratique / théorique

Info et inscriptions :
Chris.vg@gmx.fr ou via téléphone 00 32 (0) 19 63 66 25

Paiement (avant le 5 avril) : BE22 1030 3343 3847
(Communication : Formation TLB + votre nom)


Cette formation est organisée en collaboration avec Cense Equi Voc asbl. Les formateurs partageront leurs connaissances et expériences de plusieurs années dans la pratique et la sensibilisation au compostage ainsi que la toilette sèche (Réseau Assainissement Durable, WORMS asbl).





24/02/2015 10:58
La Semaine Sans Pesticides

Des abeilles, de l’eau et des pesticides


Du 23.03 au 28.03

Exposition de Natagora sur le jardin au naturel par le dessinateur Servais : récolte d’eau de pluie, alternatives aux pesticides, aménagements naturels : compost, mare, haie, nichoirs, etc.


Jeudi 26.03

19h : Projection du film « La reine malade », témoignage d’un apiculteur canadien qui défend un modèle d’agriculture mieux intégré à l’environnement mais aussi au paysage et au tissu social


20h30 : conseils et astuces avec Natagora sur les alternatives aux pesticides et dégustation de miel


Samedi 28.03

14h : Mot d’introduction par Bruxelles Environnement (IBGE) en présence de la Ministre Bruxelloise en charge de l’Environnement.

14h-17h : Ateliers proposés à un public familial :

- lecture et contes à partir de 3 ans sur l’eau et les abeilles par Roxane Ca’Zorzi (de 14h à 15h)
- construction de nichoirs à insectes avec l’asbl Natagora en collaboration avec le Comité de Quartier Floride-Langevelt (de 15h à 17h)
- animation autour de l’eau à Bruxelles par l’asbl Natagora en présence de la fontaine de Vivaqua (de 16h à 17h)

14h30-16h00 : Spectacle/conférence « Graines de Voyous » : à la croisée de la conférence et du théâtre, une rencontre avec la végétation sauvage par l’asbl Ecoscénique - spectacle pour adulte avec prise en charge des enfants aux ateliers proposés
Réservation souhaitée à natureaujardin@natagora.be



Présence des associations :

- Apis Bruoc Sella (discussion sur la protection des abeilles et de l’usage des pesticides)

- WORMS et les Maîtres Composteurs (conseils sur le compost)

- Natagora (conseils pour un jardin au naturel et présentation du Réseau Nature)

- et dégustation de miel avec Bernard Delforge, apiculteur et membre de la SRABE



Trouver tout le programme ici.

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